Bordeaux, une métropole attractive pour les cadres ?

Bordeaux décroche la palme de ville la plus attrayante pour les cadres. Les principaux critères d’attractivité concernent principalement les réseaux de transport urbain, les équipements sportifs et culturels, le climat ainsi que les écoles. En matière de classements nationaux, la cité girondine collectionne, et les premières places, et les honneurs.
La dernière enquête menée par Cadremploi.fr démontre que sur les 80% des cadres parisiens (qui envisagent de déménager dans les prochaines années), pas moins de 56% choisissent Bordeaux comme la meilleure destination professionnelle. Le sondage réalisé par le site de recrutement a regroupé plus de 3 680 cadres.

Le dynamisme bordelais

En 2013, la part des cadres des villes situées sur la façade atlantique environnaient les 25%. Pour le cas de Bordeaux, elle atteignait 26% de la population. Mais au cours de ces cinq dernières années, le dynamisme bordelais a explosé. L e nombre de cadres de la métropole a augmenté de façon exponentielle par rapport à d’autres métropoles françaises ; un fait que Benoît Meyer, le directeur territorial de Pôle Emploi, ne manque pas de souligner.
En raison de son économie diversifiée, les experts estiment Bordeaux ne s’être pas si mal sortie en grosse période de crise. La ville concentre actuellement pas moins de 50% des cadres de la région Nouvelle-Aquitaine. Le sondage de l’Apec réalisé en fin 2015 auprès d’un petit millier d’entreprises a permis de constater 4000 recrutements externes de cadres (environ). Parmi ces recrutements, il serait envisageable de comptabiliser environ 800 créations nettes de postes. Des chiffres nettement à la hauteur du flux migratoire.

La métropole de Bordeaux, un eldorado pour les parisiens ?

Les données de la dernière enquête réalisée par Cadremploi semble asserter que Bordeaux est le nouvel eldorado des cadres parisiens. Qu’en est-il en réalité ?
Il faut souligner au premier abord que Bordeaux est le plus touché par le chômage des cadres par rapport au reste de sa métropole : 10,4% à l’échelle de la métropole bordelaise contre respectivement 9,7% pour Nantes et 8% pour Toulouse. À Pôle Emploi, 8% des demandeurs inscrits sont des cadres (9,1% pour Nantes et 8,2% en ce qui concerne la métropole toulousaine).
L’attractivité de Bordeaux repose toutefois sur autre chose que du sable. En effet, la grande majorité des cadres qui trouve de l’emploi (près de 78%) vive en Gironde. Devant Toulouse et Nantes, la deuxième source de provenance est bien évidemment Paris. Or, il est intéressant de constater que peu de cadres bordelais s’installent à Toulouse ou Nantes. La Haute-Garonne et la Loire-Atlantique semblent ne pas attirer les Girondins alors que la réciproque s’avère vraie.
L’idée de changement de cadre de vie concerne principalement les personnes à l’orée de la quarantaine. Si l’âge moyen constaté des cadres dans les autres métropoles bordelaises est de 44 ans, le cadre néo-bordelais affiche une population significativement jeune. La moyenne d’âge des nouveaux inscrits à Pôle Emploi est de 40 ans ; 51% sont des hommes et 49% des femmes (parité donc).